La protection sociale des professions libérales
Les professions libérales relèvent d'un régime commun d'indemnités journalières, versées à partir du quatrième jour d'arrêt et pendant 90 jours au plus. Au-delà, le relais dépend de la caisse de la profession (CARMF, CARPIMKO, CIPAV, CNBF…), avec des montants et des délais très variables selon les sections.
Les garanties d'invalidité et de décès des régimes obligatoires restent en général éloignées du niveau de revenus réel. Les charges du cabinet continuent pourtant de courir pendant un arrêt.

Les dispositifs à articuler
- Prévoyance individuelle : indemnités journalières dès les premiers jours d'arrêt, rente d'invalidité adaptée à la profession, capital décès au profit des proches.
- Frais professionnels : une garantie dédiée prend en charge loyer, salaires et charges du cabinet pendant l'arrêt de travail.
- Complémentaire santé : contrat individuel dont les cotisations sont déductibles du bénéfice dans les limites du cadre dit « Madelin ».
- Définition de l'invalidité : l'invalidité professionnelle, appréciée au regard de la profession exercée, protège mieux qu'une invalidité fonctionnelle générale.
Cet outil permettra d'estimer le niveau d'indemnités et de capital adapté à vos revenus et à vos charges professionnelles. Il n'est pas encore disponible.
Disponible dès maintenant : le coût réel d'une prévoyance d'indépendant après déduction fiscale.

La retraite des professions libérales
La retraite repose sur un régime de base commun (CNAVPL, ou CNBF pour les avocats) et sur un régime complémentaire propre à chaque section professionnelle. Le niveau de pension dépend fortement de la profession et des classes de cotisation choisies.
Le plan d'épargne retraite individuel complète ces régimes. Pour un travailleur non salarié, les versements sont déductibles du bénéfice dans un plafond spécifique : 10 % du bénéfice dans la limite de huit PASS, majorés de 15 % de la fraction comprise entre un et huit PASS. En 2026, ce plafond est compris entre 4 806 € et 88 911 €.
Sortie en capital ou en rente
Le capital peut être récupéré en une ou plusieurs fois, ou converti en rente viagère. Les sommes déduites à l'entrée sont imposées à la sortie.
Plafonds non utilisés
Les plafonds de déduction non utilisés peuvent être reportés sur les cinq années suivantes.
Après 70 ans
Depuis 2026, les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable.
L'exercice en société et l'organisation patrimoniale
L'exercice libéral peut s'organiser en entreprise individuelle ou au sein d'une société d'exercice libéral (SELARL, SELAS), éventuellement détenue par une société de participations financières de profession libérale (SPFPL). Ce choix modifie la fiscalité des revenus, le statut social et les possibilités de capitalisation.
En société soumise à l'impôt sur les sociétés, une partie du résultat peut être conservée dans la structure. La répartition entre rémunération et dividendes produit alors les mêmes effets que pour un dirigeant d'entreprise.

Entreprise individuelle
Simplicité de fonctionnement, imposition du bénéfice au barème, protection du patrimoine personnel par la séparation légale des patrimoines professionnel et personnel.
Société d'exercice libéral
Imposition à l'IS, rémunération et dividendes, possibilité d'associer d'autres professionnels et de préparer l'entrée d'un successeur.
Holding professionnelle
La SPFPL permet de détenir les titres de la société d'exercice, de financer leur acquisition et de faciliter les opérations de transmission.
Rémunération et dividendes
L'immobilier professionnel
L'acquisition des locaux du cabinet constitue souvent un premier patrimoine immobilier. Détenus au travers d'une société civile immobilière, ils sont loués à la structure d'exercice : le loyer finance l'emprunt, et le patrimoine immobilier reste distinct de l'activité.
Cette organisation facilite aussi la transmission : le cabinet peut être cédé sans les murs, qui continuent de produire un revenu au moment de la retraite.
Le choix du régime fiscal de la société civile (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés) détermine l'imposition des loyers et des plus-values futures. Il se décide dès la création, avec l'expert-comptable.
La transmission de l'activité libérale
La valeur d'un cabinet repose largement sur sa clientèle ou sa patientèle. Sa transmission se prépare plusieurs années à l'avance : présentation progressive du successeur, convention de cession, éventuelle période de collaboration.
La plus-value réalisée lors de la cession peut bénéficier d'exonérations selon le montant des recettes, la durée d'exercice ou le départ à la retraite. Le produit de cession, enfin, se réinvestit selon les besoins de revenus et les projets de transmission familiale.

Cession de clientèle
Indemnité de présentation, engagement de non-concurrence et accompagnement du successeur sont fixés par la convention.
Cession de parts
En société, la cession porte sur les titres : la valorisation et les clauses statutaires encadrent l'opération.
Après la cession
Revenus complémentaires, épargne de long terme, immobilier et transmission aux enfants structurent le patrimoine de la retraite.
Le parcours retraite
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Informations générales à jour au 23 octobre 2026, tenant compte de la loi de finances et de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Sources : Service-Public.fr, Legifrance, impots.gouv.fr, CNAVPL, Urssaf. PASS 2026 : 48 060 €. Ces informations ne constituent pas un conseil personnalisé.
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